Yves, Provence (Vaucluse)

Présentez-nous votre exploitation.

Elle fait 20 hectares au total sur 5 ilots ; 15 sont travaillés annuellement ; 5 restent en jachère,  avec un bâtiment équipé d’une chambre frigorifique (contenance de 200 tonnes). La nature du sol est hétérogène : alluvions de la Durance mélangés avec des alluvions de montagne.

Pourquoi avez-vous choisi d’être agriculteur?

Fils d’agriculteur au village, il y avait une logique en 1976 : si on n’avait pas exprimé un choix différent au collège, on était agriculteur. A 23 ans j’étais déjà sur l’exploitation sur 16 ha.

Quelles raisons vous ont conduit à passer en agriculture biologique ?

L’évolution de l’agriculture, liée à la performance quantitative et spéculative, sans considérer la satisfaction du consommateur, m’a permis de me questionner. La réponse : je veux produire de la nourriture pour le bien du consommateur, en ayant un revenu.

Comment s’est passée la période de conversion ? (les étapes, les difficultés, le regard des autres, la commercialisation…)

La conversion a été difficile psychologiquement pour mon entourage. Et aussi sur le plan technique car j’ai converti toute la production arboricultrice en une année. Financièrement,  c’est grâce aux aides de l’Etat que j’ai tenu le coup.

Parlez-nous de ce que l’agriculture biologique a changé pour vous, dans vos pratiques, dans votre façon de penser, dans votre vie.

Oui

A quoi êtes-vous particulièrement attentif dans votre activité ? (sol, biodiversité, auxiliaires…) ? Pourquoi ?

Il faut être attentif à tout. Le sol doit retrouver des équilibres naturels, la biodiversité c’est nous qui devons l’entretenir.

Qu’attendez-vous des consommateurs ? Quels retours attendez-vous du consommateur et par quel biais ?

Que le consommateur accepte la saisonnalité des produits, la particularité de l’aspect de nos productions liée à l’agriculture biologique, la nécessité de prix, le respect des critères de conservation, qu’il refuse le gaspillage des mini conditionnements.